Les accords Blum-Byrnes et le cinéma français

Les conséquences des accord Blum-Byrnes dans le cinéma en France

« Le cinéma français est dans une situation désespérée (…)
L’humanité a publié des chiffres qui disent la ruine de nos industries nationales et le triomphe de ses concurrents américains (…).
1er semestre 1946 : 38 films américains et 46 films français.
2ème semestre 1946 : 145 films américains et 46 films français.
1er semestre 1947 : 338 films américains et 55 films français.

Mais la question n’est pas seulement celle du profit réalisé par les Américains et de la ruine et du chômage, de la misère qui frappe les artistes, les musiciens et les travailleurs des studios français. Il faut y voir un aspect de la préparation idéologique, à laquelle les Américains soumettent les peuples qu’ils se proposent d’asservir.

C’est une entreprise de désagrégation de la nation française, une entreprise de démoralisation de nos jeunes gens et de nos jeunes filles avec des films abêtissants où l’érotisme se dispute à la bondieuserie, où le gangster est roi ; ces films ne visent pas à préparer une génération de Français conscients de leurs devoirs envers la France, envers la République, mais un troupeau d’esclaves écrasés par le « Talon de fer ».

Texte de Maurice Thorez cité par De Laurent Marie, Le cinéma est à nous : le PCF et le cinéma français de la Libération à nos jours, L’Harmattan, 2005, page 69.

signature des accords Blum - Byrnes